SNCF au féminin est un site de SNCF

Un important passage de relai pour SNCF au Féminin

Dans quelques jours SNCF au Féminin va vivre un moment important de son histoire.

Publié le 24/06/2020 à 9:00

Coordinatrice des ambassades au sein de SNCF au Féminin depuis 2013, Jacinthe de la Roche-Saint-André quitte ses fonctions en juillet et passe le flambeau à Vanessa Quinton-Poisson. L’occasion de « mettre dans la lumière cette femme de l’ombre, si essentielle au réseau » comme le souligne Francesca Aceto et, bien sûr, de faire connaissance avec Vanessa. L’occasion également de dire collectivement MERCI à Jacinthe et BIENVENUE à Vanessa.

 

Jacinthe, quel bilan personnel tirez-vous de ces sept années passées au sein du réseau ?

J’ai toujours été très sensible à la place de la femme dans la société et dans le monde du travail. Membre du réseau dès sa création, je me souviens encore de l’enthousiasme ressenti au deuxième séminaire de Deauville, en 2013. Quand, quelques mois plus tard, ce poste de coordinatrice des ambassades m’a été proposé, j’ai sauté sur l’occasion ! Cette expérience m’a permis, tout au long de ces années, de conjuguer préoccupations personnelles et projet professionnel. Une chance ! D’autant plus que, sur ces deux plans, j’ai connu de grandes satisfactions. Mes missions, qui consistaient principalement en l’animation, l’impulsion et la coordination du réseau SNCF au féminin, ont évolué en même temps qu’évoluait le réseau.

 

Avec l’arrivée de Francesca en 2016, le réseau a pris une autre dimension et a gagné en visibilité au sein de l’entreprise. Le nombre d’ambassadrices s’est considérablement accru, les programmes de mentoring, d’intrapreneuriat, les ateliers de développement personnel se sont multipliés rendant le réseau toujours plus actif. Je peux dire que mon travail a connu une progression qualitative et quantitative ces dernières années.  Mon périmètre d’intervention s’est élargi au fur et à mesure que je maîtrisais mieux toutes les facettes de ma mission. Plus de déplacements en région, plus d’aide aux ambassadrices que je savais de mieux en mieux guider, accompagner.… J’ai beaucoup aimé tous ces échanges humains.

 

L’un de mes meilleurs souvenirs est lié au documentaire SNCF au féminin, un projet que j’ai vu naître. Sa promotion a été un épisode très marquant, de sa projection au séminaire de Deauville en 2017 jusqu’aux « tournées » en région, là où les ambassadrices souhaitaient le faire partager. L’une des femmes qui témoignent dans ce documentaire était très réticente à l’idée d’aller le défendre lors de ces séances, de prendre la parole, d’apparaître en public. Je l’ai accompagnée et, petit à petit, je l’ai vue prendre confiance en elle, parler avec assurance. J’ai aussi en mémoire toutes ces ambassadrices qui ont eu le courage de s’engager alors qu’elles n’étaient pas forcément très à l’aise dans ces fonctions au début, et qui ont évolué, grandi. Les voir ainsi s’affirmer, faire la preuve que l’on peut changer de vie et se retrouver soi-même m’a offert de vrais moments de bonheur.

 

J’éprouve un seul regret : que nous ne soyons pas vraiment parvenues à faire régresser assez le sexisme ordinaire, malgré tout le travail accompli. Les résistances sont encore très vives. J’ai relu dernièrement Ainsi soit-elle de Benoîte Groult. Force est de constater que ce livre n’a pas pris une ride.

 

Je quitte cependant ce poste, où j’ai énormément appris, heureuse et fière d’avoir été une actrice de la promotion des femmes dans l’entreprise aux côtés de Francesca, qui porte formidablement bien cette cause. Je sais aussi que le réseau va poursuivre son développement grâce aux convictions et aux compétences de Vanessa. Elle est la personne idéale pour prendre le relais et je lui cède la place avec plaisir.  Je ne pouvais rêver meilleures conditions pour mettre un point final à ma vie professionnelle.

 

Vanessa, quel est votre parcours et comment abordez-vous ces nouvelles fonctions d’animation et de coordination des ambassades ?

 

L’engagement est le fil rouge de ma vie. Je suis rentrée à la SNCF en 2011 dans le cadre d’une reconversion aux métiers de la RSE. Je souhaitais exercer une activité qui ait plus de sens. J’ai tour à tour occupé des postes ayant trait au développement durable, aux achats responsables et à la politique d’insertion. Auparavant, j’avais eu un parcours plutôt international.

 

À titre personnel, je suis engagée de longue date dans la protection de l’environnement et la préservation de la planète. Au moment où Francesca m’a proposé le poste, j’avoue que la question de l’égalité femmes-hommes n’était pas ma priorité. Bien sûr, le mouvement #Metoo avait fait remonter pas mal de choses, mais c’est surtout ces derniers mois, en vue de préparer ma venue au sein du réseau, que j’ai commencé à creuser le sujet.  Et j’ai l’impression que ça a réveillé chez moi une envie de combat qui était en sommeil ! Comme une petite graine que je n’avais pas pris soin d’arroser… Mon constat est qu’il reste encore beaucoup à faire dans l’entreprise pour faire bouger les lignes de la mixité.

 

Pour bien travailler, j’ai besoin d’être animée par des convictions et être certaine de l’utilité de mes actes. Avec le réseau, j’ai l’assurance de pouvoir actionner ces deux moteurs. J’aborde donc cette nouvelle mission avec enthousiasme. En outre, avec son intégration dans la nouvelle Direction de l’Engagement sociétal et de la Transition écologique dirigée par Karim Zéribi, le réseau est à une période charnière de son existence. Karim Zéribi a une vraie vision, il a envie de propulser le réseau vers l’externe, lui donner une dimension plus sociétale. Des pistes de réflexion sont déjà en train d’être explorées.

 

SNCF au féminin est un réseau hyper agile. Il possède les moyens et la légitimité de déployer des projets au service des femmes et de la société et je me réjouis de l’intégrer à ce moment clé.