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Retour sur la 2ème Convention Traction de SNCF au Féminin, dédiée aux femmes qui osent dans tous les métiers

Toutes les voies peuvent mener au métier de la conduite des trains : tel était l’un des enseignements de la 2ème Convention Traction du réseau SNCF au Féminin, qui s’est tenue à Paris le jeudi 17 octobre 2019.

Publié le 23/10/2019 à 16:45

Francesca Aceto, Présidente du réseau, a ré-affirmé dans son discours d’introduction que ce réseau est un « espace de liberté et de rencontre, où chacun et chacune peut apporter sa pierre à l’édifice ». Elle a aussi rappelé la présence du réseau dans tous les métiers et toutes les entités de l’entreprise, dans un esprit transverse et a-hiérarchique, propice aux échanges bienveillants et à la participation de tou·te·s à la transformation culturelle du Groupe.

« Nous sommes encore sur 3% de féminisation des métiers de la conduite, c’est petit, mais nous progressons », a expliqué Cécile Lothe Pages, Directrice de la Traction. Des « actions fortes » ont été menées pour augmenter ce taux : « On avance sur le chemin de la mixité, que j’appelle aussi ‘‘la diversité’’ », a-t-elle ajouté, remettant en perspective l’importance de faire de l’égalité femmes/hommes un carburant pour l’ensemble des problématiques d’inclusion.

L’événement a également réservé une place de choix à Mélissa Plaza, ancienne footballeuse internationale devenue chercheuse et entrepreneuse, et dont les conférences à bord du Train SNCF au Féminin ont marqué les participant·e·s. Son histoire, c’est celle d’une femme qui a osé. Poursuivre ses rêves, casser les codes, dépasser les freins et garder toujours son cap pour faire démonstration qu’il n’y a aucune raison valable pour qu’une personne s’interdise un sport, un choix professionnel, mais aussi de se mettre en visibilité et de prendre la parole haut et fort.

« Je ne pensais pas que ce métier était pour moi »

Pour cette deuxième édition de la Convention, les deux ambassadrices Traction, Caroline Théret et Anne-Lise Duchatelle, avaient organisé une table ronde avec des témoignages de « femmes de la traction » au parcours original. Diane, l’une des intervenantes, a raconté son histoire de reconversion professionnelle, de danseuse à conductrice. « Je voulais plutôt être agente de gare, quelque chose en contact avec les clients. Mais, en lisant le profil de conducteur de train, je me suis rendue compte que c’était complètement ce que j’étais en termes de caractère », a-t-elle dit. L’autonomie, le sens des priorités et de la responsabilité, la ponctualité et la rigueur : des qualités que Diane avait déjà acquises lors de ses années en tant qu’artiste.

Un autre témoignage de reconversion professionnelle a été celui de Lena, graphiste iranienne de 37 ans qui vit à Paris depuis 2013 : « Quand j’ai décidé de rester en France, la première étape a été de trouver un boulot. Je me suis inscrite au Pôle Emploi et, comme j’étais convaincue que j’allais mettre beaucoup de temps pour trouver quelque chose en tant que graphiste, j’ai choisi de me réorienter vers d’autres domaines ». Au départ, ça lui faisait peur. Conduire un train lui semblait une tâche pas du tout faite pour elle. « Quand j’ai reçu le mail sur la formation de conductrices chez SNCF, j’ai voulu tout de suite l’effacer », avoue-t-elle. Puis, elle s’est posée, pour se rendre compte que le métier pourrait lui plaire – il suffisait d’être ouverte à l’idée. « C’est une grande chance pour moi d’être au sein de cette entreprise. Toutes les questions, tous les problèmes qu’on peut avoir dans notre quotidien sont abordés», déclare-t-elle, sans cacher sa fierté et son enthousiasme.

Ateliers sans tabous

L’atelier créativité, animé par Francesca Aceto, a posé sur la table un sujet sensible pour les conductrices et conducteurs de train : l’accessibilité des toilettes. Car oui, la mixité se joue dans les détails. Certains semblent anecdotiques, voire scabreux, mais ils font toute la différence. Alors, halte aux tabous mal placés. Elles étaient nombreuses à pointer toutes les problématiques autour de ce besoin physiologique, telles que l’absence de WC propres et accessibles, le manque de temps, les cabines qui ne ferment pas à clé…

La 2ème Convention Traction a aussi proposé des ateliers de découverte de la sophrologie, pour le côté relaxation, et d’initiation au self-défense. L’Aïkido, art martial japonais, a été présenté comme moyen de se protéger de possibles agressions. Selon l’instructeur – et conducteur-, Franck, cette pratique donne un avantage aux femmes, qui ont un corps généralement plus souple que celui des hommes. Des techniques pratiques de défense ont également été proposées par un instructeur et une instructrice de l’Université de la Sûreté.

 

Entre instants graves et fous rires, moments d’émotion et de partage, cette deuxième convention Traction a été un franc succès, à l’image de la force du réseau : donner un espace-temps d’expression des femmes et hommes de changement dans l’entreprise et créer une saine émulation pour que mixité rime toujours avec solidarité. Pour en savoir plus sur ce métier n’hésitez pas à consulter notre série : “Nos métiers n’ont pas de sexe.”