SNCF au féminin est un site de SNCF

Projet Optimixte : l’optimisme et l’optimisation d’une mixité bien menée !

Katia Nowaczyk, directrice du technicentre industriel de Rennes et ambassadrice Bretagne

Publié le 23/04/2021 à 9:00

Beaucoup d’indicateurs internes et externes de la mixité au sein notre Groupe progressent, c’est indéniable, et je m’en réjouis. Si l’on prend, par exemple, l’index de l’égalité professionnelle, le Groupe dans son ensemble avait obtenu 78 points sur 100 pour l’année 2019, alors que les cinq sociétés ont toutes atteint des scores compris entre 89 et 94 points en 2020.

Néanmoins, il s’agit d’indicateurs globaux qui ne permettent pas d’appréhender les disparités qui existent entre les établissements, les métiers, voire les régions. Grâce au projet Optimixte initié par SNCF au féminin, nous allons pouvoir faire un état des lieux établissement par établissement. Ce projet s’intègre complètement dans TOUS SNCF.

 

 

L’ambition de cette démarche de diagnostic mixité est que chacun d’entre eux dispose d’une photographie de la situation et, à terme, d’outils simples et pratiques pour bien cibler les actions d’amélioration à mettre en œuvre.

Les indicateurs qui en résulteront permettront aussi de se repérer par rapport à ses pairs, d’avoir des éléments de comparaison. Sur la base du volontariat, quinze établissements pilotes participent à la démarche avant qu’elle soit déployée à grande échelle.

 

Consolider la place des femmes dans les équipes

Dès la genèse du projet, j’ai souhaité que le technicentre industriel de Rennes soit site pilote.

Pourquoi ? Parce qu’en tant qu’ambassadrice Bretagne depuis trois ans, j’ai à cœur de faire progresser la mixité femmes-hommes à tous les niveaux. En outre, je suis DET d’un établissement du matériel, faiblement féminisé (7 % des collaborateurs). L’année dernière, nous avons réalisé dix-huit recrutements externes. Malheureusement, sur les dix-huit, aucune femme n’a pu être retenue, faute de candidature.

J’espère que ce projet, au-delà d’un état des lieux, nous permettra de mieux cerner ce qu’il faudrait faire pour attirer plus de femmes dans certains métiers. Comment améliorer l’image de notre activité ? Comment rendre notre environnement professionnel propice à leur recrutement ?

La mixité est un sujet dont on parle déjà beaucoup au sein de notre établissement. Pour la seule Semaine de la Mixité, en mars dernier, une centaine de personnes environ a pu participer à des conférences/débats.  Nous avons par ailleurs la chance de travailler dans des locaux neufs. Il n’y a donc pas, a priori, de problématique autour des équipements et des conditions matérielles. En revanche, il sera intéressant de savoir comment les femmes vivent le fait d’être très minoritaires dans certains métiers et quelles actions nous pouvons mettre en œuvre pour favoriser le vivre-ensemble.

 

Un projet gagnant-gagnant

Je suis convaincue que les bénéfices d’une telle démarche peuvent être nombreux pour les collectifs de travail, les établissements, les SA mais aussi pour le Groupe. Ce diagnostic nous aidera à améliorer le bien-être de nos salarié.e.s, à augmenter la performance des équipes au travers de l’inclusion, et à partager nos bonnes pratiques en matière de mixité. C’est vraiment dans l’intérêt de toutes et tous !

 

Les quatre thématiques du diagnostic Optimixte

1.      Accroître la féminisation de l’entreprise (recruter plus de femmes) et améliorer l’environnement de travail (EPI, vestiaires, toilettes)

2.      Garantir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les parcours professionnels,

3.      Lutter contre toute forme de sexisme,

4.      Favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle