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Opération Stand Up : lutter contre la harcèlement public

5 D pour 1 million de citoyen·ne·s formé·e·s à la lutte contre le harcèlement dans l’espace public

Publié le 12/03/2020 à 10:10

 

Rien que femmes numéro 1 derrière le pupitre de la conférence de presse de lancement de la campagne « Stand Up » ce 6 mars 2020 au Train Bleu, en Gare de Lyon. Tout un symbole, d’emblée signalé par Valérie Pecresse, Présidente de la Région Île de France : « il y a encore quelques années, une table comme celle-là n’était pas imaginable. Au mieux, il y avait une (seule) femme au milieu d’hommes (ndlr : amie Schtroumpfette, si tu nous regardes !) et pour le 8 mars, on sortait les femmes numéros 2 ou 3 ».

Ce jour-là, une élue de premier plan donc mais aussi quatre grandes dirigeantes (Sylvie Charles, DG Transilien, Marlène Dolveck, DG Gares & Connexions, Catherine Guillouard, PDG RATP et Delphine Viguier-Hovasse, DG International L’Oréal Paris) et une présidente d’association (Anne-Cécile Mailfert, Fondation des Femmes) répondaient aux questions des journalistes venus en masse pour le coup d’envoi du dispositif « stand Up » voué à sensibiliser le plus grand nombre au harcèlement sexuel dans l’espace public. L’objectif : former 1 million d’ « upstanders », c’est à dire des témoins capables d’identifier des agissements sexistes relevant du harcèlement ou de l’agression et les outiller pour réagir en situation.

 

Le dispositif se matérialise par un stand installé en gare (qui prendra aussi place dans les établissements d’enseignement et les festivals d’été) dans lequel des bénévoles proposent une session de formation à la méthode des 5D, conçue et développée par l’ONG hollaback.

 

Les 5D, c’est :

D comme distraire : quand vous voyez une personne subir des agissements, surprenez l’agresseur.e en faisant diversion (faites tomber bruyamment votre sac, renversez votre café en vous exclamant à voix haute) ou faites semblant de connaître la victime en allant à sa rencontre (« toi ici, ça alors ! Tu vas bien ? »).

D comme déléguer : adressez-vous vers d’autres personnes qui sont dans l’environnement où les faits se produisent. A plusieurs, on se sent plus armé.e.s pour réagir. Pensez aussi au 3117 : un numéro d’alerte et une appli (dont le fameux « bouton» d’urgence est issu des travaux d’un groupe expert SNCF au Féminin) qui permet de faire appel à chaud aux agents de sécurité présents en gare ou à bord du train.

D comme documenter : filmez la scène, prenez des photos… Ces pièces seront précieuses pour le travail des enquêteurs. Proposez à la victime de l’accompagner si elle souhaite déposer plainte et remettez les images que vous avez captées. En revanche, ne les diffusez pas à des tiers ou sur les réseaux sociaux sans l’accord de la victime.

D comme diriger : interpellez l’agresseur.e, exigez qu’il/elle cesse ses agissements ! Mais ne vous mettez pas en danger. Si la personne vous semble dangereuse, revenez au D de « Déléguer ».

D comme dialoguer : ne laissez pas la victime seule, après les faits ou tentatives de fait. Allez à sa rencontre, apportez-lui du réconfort, proposez votre     aide, suggérez d’appeler avec elle un·e proche…

Vous voulez en savoir plus sur le programme Stand Up : rendez-vous sur le site dédié qui propose des modules en ligne pour s’informer, se familiariser avec la méthode grâce à des vidéos de mises en situation, lire des témoignages…