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Nos métiers n’ont pas de sexe ! – #4 : Aiguilleur·e

Notre entreprise propose une immense variété de métiers. Tous ces métiers sont ouverts aux femmes comme aux hommes.

Publié le 02/10/2019 à 11:32

Tous ces métiers ont à gagner à la mixité, parce que, comme de nombreuses études l’ont démontré, la diversité des profils est un levier de performance : meilleure compréhension des parties prenantes (usager·e·s, partenaires…), renforcement de la qualité de vie au travail (ergonomie, fonctionnement du collectif…), partage d’expériences favorable à l’évolution des pratiques et à l’innovation…

Hélas, à l’échelle de l’économie française, les femmes se concentrent sur moins de 20% des métiers existants. La mixité des métiers se heurte au fait que de trop nombreuses femmes ne se projettent pas dans certaines fonctions… Il est temps que ça change ! Il est temps que les femmes osent investir certains milieux réputés masculins, pour y trouver les voies de leur épanouissement… Et peut-être de leur réinvention professionnelle.

Pour vous donner une meilleure vision de la variété des métiers de notre entreprise, votre plateforme SNCF au Féminin vous propose une série spéciale… Après les métiers de la SUGE ceux de la SI, des horairistes, zoom sur le métier d’aiguilleur·e.

 

Mission : régularité des trains, sécurité des voyageurs, des agent·e·s et du matériel

Un poste d’aiguillage ferroviaire est un bâtiment dans lequel on trouve tout le dispositif nécessaire à commander les appareils de voie et de signaux. C’est depuis cette « tour de contrôle » que l’on donne la direction à suivre au conducteur/à la conductrice du train. Ecrans, tableaux de contrôle, leviers, boutons poussoirs : l’aiguilleur·e est équipé·e pour tracer les itinéraires et gérer les feux de circulation… Il régule ainsi le trafic, effectue des « protections » quand par exemple des agent·e·s travaillent sur les voies et intervient en cas d’incident. Il compte ainsi parmi les garant·e·s du respect des horaires mais aussi de la sécurité de tou·te·s dans le cadre de la circulation des trains. La fonction est également essentielle à la qualité de l’expérience voyageurs : le poste d’aiguillage est en relation constante avec les équipes à bord des trains, afin de transmettre l’information sur les éventuels aléas tout au long de l’itinéraire.

 

Êtes-vous fait·e pour ce métier ?

Vous aimez la technique et les technologies ? Toute la magie de la mécanique s’exerce dans un poste d’aiguillage : à chacune de vos actions pratiques, un effet immédiat sur les rails et un résultat efficace sur la circulation des trains. Si, dans le métier d’aiguilleur·e, il y a des gestes physiques (dont l’exécution ne demande néanmoins pas plus de capacités que d’être en bonne forme), il y a aussi une dimension technologique passionnante : l’aiguillage informatique, déployé sur le réseau français depuis 1995, facilite le métier et renforce la sécurité.

 

Vous avez une « vision système » et le sens du travail d’équipe ? Dans un poste d’aiguillage, on a un œil sur tout ce qui se passe sur le réseau dans son périmètre d’intervention. Pour remplir la double mission régularité/sécurité, il faut tenir compte de l’ensemble des paramètres susceptible d’impacter la circulation des trains : ce qui est prévu (les itinéraires, les horaires…), ce qui est planifié (des travaux sur la voie, par exemple) ce qui est moins planifiable très à l’avance (les conditions météo, par exemple) et ce qui relève de l’imprévu (un incident sur la voie ou dans le train). Il est donc essentiel d’avoir une bonne « vision système », c’est-à-dire la capacité à intégrer des informations de natures diverses dans l’exécution de la mission (régularité/sécurité)… Et un goût du travail en équipe, avec ses collègues directs, au sein du poste d’aiguillage, mais aussi dans les interactions avec les autres acteurs de la circulation.

 

Vous avez du sang-froid et une bonne réactivité ? Du fait que le poste d’aiguillage est là pour garantir la régularité et la sécurité de la circulation des trains en toutes circonstances, il faut avoir une bonne capacité à réagir en cas d’imprévu, voire d’incident plus ou moins important. Sang-froid exigé : il y a des montées d’adrénaline à prévoir ! Pour qu’elles ne provoquent pas du « mauvais » stress, la qualité du travail en équipe (confiance, esprit de coopération) est clé. Il va falloir prendre rapidement les bonnes décisions en se sachant bien entouré·e et soutenu·e.

 

Vous voyez des avantages aux horaires décalés ? Le métier d’aiguilleur·e a des horaires qui dépendent évidemment de ceux de la circulation des trains. Donc, vous serez amené·e à travailler en 3/8, tôt le matin, tard le soir, le week-end et les jours fériés. Mais contrairement à une idée reçue, les horaires décalés ne sont pas l’ennemi juré de l’articulation des temps de vie : en effet, qui travaille en décalé a aussi son temps libre en décalé, avec la possibilité de prendre du temps en journée pour ses loisirs, voir ses proches etc. Visionnez par exemple le témoignage de Yassine ou de Léa, qui parlent des avantages qu’il et elle trouvent à exercer leur métier dans un autre rythme que les horaires classiques de bureau.

 

Comment faire pour devenir aiguilleur·e ?

Le métier d’aiguilleur·e est ouvert à toute personne titulaire du baccalauréat ou d’un CAP ou BEP + 5 ans d’expérience. Les profils scientifiques, techniques et technologiques sont privilégiés. Mais les personnes ayant une formation initiale en économie ou sciences sociales et témoignant de qualités de rigueur ainsi que d’une appétence pour les technologies sont bienvenues aussi, très appréciées pour la « vision système » à laquelle leurs études les ont initiées.

Pour devenir aiguilleur·e, il suffit de candidater via le site Emploi SNCF ou en contactant votre gestionnaire RH. Si votre candidature est retenue, vous recevrez une formation, suivie d’un stage sur le terrain. Pour en savoir plus avant de vous lancer, vous pouvez aussi contacter les ambassadeurs et ambassadrices  du métier : Sylvain, Benoît, Corentin, Morgan etc. sont là pour répondre à toutes vos questions sur le quotidien de la fonction d’aiguilleur·e, le contenu de la formation, l’ambiance dans les équipes, etc.

 

Quelles perspectives d’évolution ?

Les métiers de l’aiguillage offrent de belles perspectives d’évolution. Vous pouvez devenir responsable en poste d’aiguillage et manager une équipe d’aiguilleur·e·s, cadre opérationnel de la circulation ferroviaire, ingénieur·e d’études de la circulation ferroviaire… Mais aussi vous orienter, en bénéficiant de formations, vers d’autres métiers de la circulation, tel par exemple ceux de la conduite.