SNCF au féminin est un site de SNCF

L’étape de Lille du train SNCF au Féminin vue par Mélanie Montocchio

Mélanie Montocchio est responsable de projet sur la transformation de l’expérience clients chez Keolis. Un poste qu’elle a pris il y a 6 mois après 20 ans d’expérience dans l’entreprise, à divers postes qui l’ont amenée à plusieurs fois se réinventer professionnellement. Une expérience dont elle a témoigné en voiture conférence du train SNCF au Féminin, lors des étapes de Lille et Nancy. Elle livre ici ses impressions en tant qu’intervenante et en tant que participante à bord du train.

Publié le 14/06/2019 à 11:00

Bonjour Mélanie, tu as découvert le train SNCF au Féminin à Lille, le 12 juin. Quelles ont été tes premières impressions ?

Quelle fête de voir le train en vrai, après la visite virtuelle que Francesca nous avait offert en avant-première avec le petit reportage vidéo sur le site de Trains Expo à Villeneuve. Dès l’accueil sous l’arche, à l’entrée du quai, on y est. Et ensuite, c’est expérience sur expérience. La voiture expo qui présente les actions du réseau SNCF au Féminin est bluffante : en quelques mètres carré, toute l’ambition de SNCF s’exprime, avec une variété de médias (panneaux, vidéos, photocall, applis digitales…). L’agencement des voitures conférence et ateliers fait de l’effet. On est chez nous, dans un train, et même temps on est dans une vraie salle de conférences… Avec ça, le programme des interventions est hyper riche : on a envie de tout faire !

En tant que participante, quelles conférences t’ont marquée ?

J’ai assisté à deux témoignages poignants. Le premier sur l’expérience du Rallye des Gazelles qu’a menée Nathalie Termeulen. Avec ses co-équipières, elles ont levé 30 000 euros, elles ont créé les opportunités et les rencontres qui allaient rendre leur projet possible, elles se sont dépassées. Elles ont ensuite vécu une aventure de 9 jours dans un environnement inconnu, où elles ont identifié leurs talents et leurs zones de confort à chacune pour construire leur complémentarité et réussir leur performance collective.

J’ai aussi assisté à la conférence d’Isabelle Prosper Céleste, qui a raconté les coulisses de l’aventure du documentaire SNCF au Féminin, dont elle est l’une des principales protagonistes.  J’ai vu ce documentaire 5 ou 6 fois, et en écoutant la conférence d’Isabelle, je l’ai encore vu sous un tout autre angle. J’ai vu comme, à travers le regard du réalisateur, elle s’est regardée différemment et comment cette expérience l’a transformée tout en renforçant encore son authenticité.

Enfin, j’ai assisté à la conférence de Marie Donzel sur les stéréotypes. Elle nous a montré combien il y a de nuances du sexisme, avec des exemples concrets, des images et des anecdotes personnelles pour donner à comprendre comme nous sommes toutes et tous véhicules de stéréotypes mais aussi comme nous pouvons chacun·e agir, au quotidien, pour ne pas les laisser prendre le pas sur notre libre arbitre.

Et en tant qu’intervenante, qu’as-tu partagé avec les participant·e·s ?

J’ai voulu partager l’audace. L’audace qui permet d’oser se réinventer, à plusieurs moments dans une vie et dans une carrière. J’ai eu moi-même la chance de toucher à une multitude de métiers dans l’entreprise. Cette chance, je ne l’ai pas seulement eue, je l’ai prise.

Je me suis forgé une grille de lecture pour évaluer si telle ou telle nouvelle expérience allait me plaire : est-ce que ça correspond à mon tempérament, est-ce que je suis alignée avec mes valeurs, est-ce que le quotidien va m’intéresser et m’énergiser, est-ce que l’environnement de travail sera agréable pour moi ? Ce sont de bonnes questions à se poser quand on a envie de changer de métier : il ne suffit pas de lire la fiche de poste, il faut aller voir sur le terrain, faire un « vis ma vie », interroger des gens pour sentir l’ambiance, les dynamiques collectives.

Et puis, j’ai pu partager une dimension très importante de la réussite professionnelle : avoir un mentor. Pour moi, ce fût Maud Bailly, que j’ai rencontrée quand elle était DET de la gare Montparnasse et que j’étais dirigeante de l’escale. Maud m’a montré un mode de leadership authentique, jouant sur tous les registres et toutes les facettes de sa personnalité : la bienveillance, l’humour, l’exigence… Et surtout l’enthousiasme. Dans mon management, aujourd’hui, j’apporte, avec ce que je suis, mon propre style, ma propre personnalité, une énergie de même nature : confiance, exigence et enthousiasme.

As-tu fait de belles rencontres au cours de cette étape lilloise ?

Des retrouvailles, d’abord, avec une amie d’enfance ! Et une foule de belles rencontres, bien sûr. Avec des participant·e·s, des femmes et des hommes, de tous âges, de tous métiers… Avec l’équipe du train, l’organisation, la régie, la restauration. J’ai eu la chance de passer la soirée avec cette équipe, nous avons regardé le match France-Norvège sur les smartphones, en roulant. C’était très amusant. Et en plus, les Bleues ont gagné !