SNCF au féminin est un site de SNCF

L’égalité femmes/hommes au fil de l’actu : votre revue de presse du 24 octobre 2019

Voici trois actualités phares des deux dernières semaines sur le front de la mixité.

Publié le 24/10/2019 à 9:00

L’écriture inclusive en Amérique Latine 

Il n’y a pas qu’en France que les débats autour de l’écriture inclusive sont au cœur du sujet de l’égalité. En Amérique Latine, la langue est aussi un terrain de dispute entre ceux qui veulent mieux intégrer toutes et tous (ou bien tou•te•s) et ceux qui pensent que cela peut nuire aux traditions linguistiques existantes depuis des siècles. En Argentine, spécifiquement, les discussions progressent vivement depuis que Natalie Mira, vice-présidente du centre d’étudiants du lycée Carlos-Pellegrini, a remplacé les « o » (masculin) et les « a » (féminin) de ses phrases par un « e » (neutre, donc) dans une interview télévisée. Les plus jeunes ont tout de suite commencé à utiliser ce langage dans leurs conversations WhatsApp.

 

Barbara Cassin fait son entrée à l’Académie française

En parlant de langue et de production intellectuelle, la France vient d’annoncer l’entrée de la neuvième femme à l’Académie française depuis sa création en 1635. Il s’agit de la philosophe et philologue Barbara Cassin qui, dans son discours du 17 octobre, a fait l’éloge du « plurilinguisme » et a affirmé qu’il n’y « rien de plus politique que de parler ». « Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s’en tenir à cette non-langue de pure communication qu’est le global English, dont les principales œuvres sont les dossiers de demandes de subvention, ces soumissions que classeront des experts à haut niveau », a déclaré la philosophe. Barbara Cassin a écrit, entre autres ouvrages, « Homme, Femme, Philosophie » et « Plus d’une langue ».

 

Un label pour les maternités « bienveillantes »

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a présenté jeudi 17 octobre un label pour aider à reconnaître les maternités engagées pour la « bienveillance » et pour la « transparence » sur leurs pratiques. La mesure souhaite empêcher – ou du moins réduire – les violences obstétricales faites aux femmes. Dans un rapport publié le 18 septembre, le CNGOF avait déjà dénoncé la « réalité du fonctionnement des maternités ». Dans ce document, le Collège propose une meilleure formation des soignants, une harmonisation des pratiques et une modification du fonctionnement des maternités, en insistant sur la « nécessaire implication des usagers dans l’élaboration des projets de service ».