SNCF au féminin est un site de SNCF

L’égalité femmes/hommes au fil de l’actu

Voici trois actualités phares des semaines écoulées sur le front de la mixité…

Publié le 21/12/2020 à 14:39
© Getty Images

La femme-objet ne fait plus vendre

Dans la presse, à la télévision, sur les murs de nos villes, on les a tou·te·s vu ces corps de femmes dénudés servant à (mieux) faire vendre des voitures, du savon, des jeans ou encore des jeux vidéo. Et pourtant… Contrairement à une idée reçue très ancrée dans le marketing selon laquelle « le sexe fait vendre », la sexualisation dans la publicité serait inefficace. C’est ce que démontre un groupe de chercheuses italiennes des départements de psychologie sociale des universités de Padoue et de Trieste dans une étude publiée en septembre dernier.

Pour parvenir à cette conclusion, quatre enquêtes ont été menées. Femmes et hommes ont été confrontés à des publicités « sexualisées » et « neutres » sur divers produits (bière, matelas, mozzarella, lunettes). « Les femmes ont moins d’attrait et de moindres intentions d’achat pour des produits présentés avec des modèles féminins sexualisés que lorsque les publicités sont neutres. Et les hommes ne sont pas affectés par la sexualisation des publicités », notent les chercheuses. Ce moindre intérêt des femmes est directement lié aux émotions négatives (agacement, tristesse, colère, mépris, etc.) suscitées par ces pubs sexistes. A noter qu’elles ne sont pas plus sensibles à la sexualisation des hommes, qui n’a aucun effet. Parmi les hommes, seule une minorité a montré plus d’intentions d’achat après avoir visionné des publicités sexualisées : des hommes exprimant un niveau de « sexisme hostile » élevé soulignent-elles.

Dans ces conditions et alors que le monde de la pub a déjà été secoué par le mouvement #MeToo, le moment n’est-il pas venu pour les agences de renoncer aux publicités sexistes ?

 

© Getty Images

Protections périodiques gratuites en Écosse : une première mondiale

Les députés écossais ont voté le 24 novembre dernier en faveur d’un accès gratuit aux protections périodiques afin de lutter contre la précarité menstruelle. Une première mondiale à cette échelle. Sur Twitter, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a fait part de sa « fierté d’avoir voté pour cette loi révolutionnaire. » Dorénavant, écoles, lycées et universités devront mettre à disposition gratuitement une gamme de protections périodiques dans leurs toilettes. Le gouvernement écossais pourra aussi obliger des organismes publics à fournir gratuitement ces produits.

En France, selon l’association Règles élémentaires, 1,7 million de femmes seraient victimes de précarité menstruelle. Les députées Laëtitia Romeiro Dias (LREM) et Bénédicte Taurine (LFI) ont préconisé, dans un rapport publié en février dernier, l’installation de distributeurs de protections menstruelles dans certains lieux publics, auxquels les femmes sans domicile pourraient avoir accès grâce à des cartes prépayées.

 

@ Sipa Press

50 Françaises qui ont fait 2020

Comme tous les ans, pour son dernier numéro de l’année, Vanity Fair réalise un palmarès des personnalités qui ont marqué les douze derniers mois. Cette année, la rédaction a choisi de « mettre en avant 50 femmes, qui ont marqué l’année de leurs initiatives et projets » explique l’équipe du magazine. Militantes, entrepreneures, scientifiques, actrices, influenceuses, sportives… Toutes ont, par leurs actions et leurs engagements, cherché à faire bouger les lignes. Connues ou non du grand public, elles se révèlent dans les pages du mensuel féminin. Pour finir l’année sur une note positive !