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L’égalité femmes/hommes au fil de l’actu

Voici trois actualités phares des deux dernières semaines sur le front de la mixité.

Publié le 02/04/2020 à 11:19

Ces femmes qui font front au coronavirus  

Les femmes sont en première ligne dans le combat contre le nouveau coronavirus : c’est le constat que font plusieurs médias.

Challenges rappelle que « les professions féminisées à plus de 70% font pleine face dans la bataille », tandis qu’à l’opposé « il y 70% d’hommes parmi les conseillers de l’Elysée ». Sans oublier l’important taux de 88% de femmes chez les infirmier·e·s, ni les agentes d’entretien, les aides-soignantes, les pharmaciennes et les caissières, qui assurent des tâches essentielles pour le maintien de la vie quotidienne. 

Le Monde a publié le témoignage d’un médecin généraliste atteint du Covid-19 s’apercevant du grand nombre de femmes parmi le personnel hospitalier : « Femmes de ménage, aides-soignantes, stagiaires-infirmières, infirmières, internes, assistantes… Je me rends compte qu’il n’y a que des femmes qui entrent dans ma chambre ! »

Le  magazine scientifique The Lancet avait déjà sonné l’alerte début mars avec un article où ses expert·e·s analysent l’impact disproportionné de la pandémie due au coronavirus, rendant les femmes plus exposées à une contamination : en Chine, par exemple, 90% du personnel dans les services de santé à Hubei sont des femmes. 

Une autre donnée mise en lumière par l’article de The Lancet est le fait que dans plusieurs pays, comme l’Italie ou la Corée du Sud, les femmes sont celles qui s’occupent de leurs proches lorsqu’ils sont malades, augmentant la possibilité de contamination. Selon les spécialistes, il est essentiel d’avoir un regard sur l’impact différencié de l’exposition au risque pour mieux comprendre la pandémie et pour proposer les bonnes réponses de prévention et de traitement. 

 

La condition des femmes en temps de confinement  

Le confinement, mis en place en France depuis le 16 mars fait émerger de façon aiguë plusieurs sujets en lien avec la condition des femmes. L’idée de « rester chez soi », devenue un hashtag sur les réseaux, annonce un temps de répit lorsque nous sommes dans une situation confortable.

Cependant, quand ça devient une obligation, ça peut virer au calvaire ! De nombreuses sources pointent l’augmentation des violences domestiques depuis le début du confinementMarlène Schiappa a annoncé, outre le maintien du 3919, la mise en place d’un dispositif d’alerte en  pharmacie et de « points d’accompagnement éphémères » dans des centres commerciaux pour toutes les femmes se sentant en danger. 

Le site d’information BBC rappelle par ailleurs que les femmes sont majoritaires « en première ligne », à s’occuper des personnes âgées et des malades, à fournir des services de ménage ou à assurer l’enseignement des enfants à domicile. Et d’ajouter : « les femmes travaillant dans les hôpitaux le font souvent en utilisant un équipement mal adapté conçu à l’origine pour les hommes ». 

Finalement, le confinement a aussi remis en lumière la charge mentaleDans son article « Le poids du huis clos pour les femmes », la journaliste Magdaline Boutros pointe comment cette expérience de distanciation sociale « exacerbe les inégalités de genre » en racontant, par exemple, l’histoire de Carolane Stratis qui, une semaine après le début du confinement, a décidé d’arrêter de travailler, faute de pouvoir concilier vie pro et vie perso 

 

27 photos pour réfléchir sur l’évolution du travail des femmes au cours des 100 dernières années  

Vous avez envie d’avoir une idée de ce à quoi ressemblait le travail des femmes en 1920 ? Ou en 1937 ? Vous pouvez avoir un aperçu en regardant les photos que le site Business Inside a rassemblées pour retracer l’évolution de la place des femmes sur le marché du travail au cours de ces dernières 100 années. La série d’images est accompagnée d’un petit cours d’histoire, avec l’arrivée en masse des femmes pendant la révolution industrielle en 1920 jusqu’à l’injonction à tout faire dans les années 1980 – « do it all » – c’est-à-dire avoir un bon travail et être une « bonne mère de famille » à la fois.