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Nos métiers n’ont pas de sexe ! : #1 – Agent·e de la sûreté ferroviaire

Notre entreprise propose une immense variété de métiers. Tous ces métiers sont ouverts aux femmes comme aux hommes.

Publié le 31/05/2019 à 9:45

Tous ces métiers ont à gagner à la mixité, parce que, comme de nombreuses études l’ont démontré, la diversité des profils est un levier de performance : meilleure compréhension des parties prenantes (usager·e·s, partenaires…), renforcement de la qualité de vie au travail (ergonomie, fonctionnement du collectif…), partage d’expériences favorable à l’évolution des pratiques et à l’innovation…

Hélas, à l’échelle de l’économie française, les femmes se concentrent sur moins de 20% des métiers existants. La mixité des métiers se heurte au fait que de trop nombreuses femmes ne se projettent pas dans certaines fonctions… Il est temps que ça change ! Il est temps que les femmes osent investir certains milieux réputés masculins, pour y trouver les voies de leur épanouissement… Et peut-être de leur réinvention professionnelle.

Pour vous donner une meilleure vision de la variété des métiers de notre entreprise, votre site SNCF au Féminin vous propose une série spéciale… Qui commence tout de suite avec la présentation de la fonction d’agent·e de la sûreté ferroviaire.

 

Mission : protéger et assurer la sécurité

Les agents de la sûreté ferroviaire sont des acteurs clés du bon fonctionnement de l’entreprise au quotidien et de la qualité de l’expérience des client.e.s.

Leur cœur de métier, c’est d’assurer la protection des personnes (agents SNCF, clients, intervenants externes sur nos emprises…) et des biens de l’entreprise.

Elles et ils ont d’abord un rôle de prévention : leur seule présence sur le terrain, en uniforme pour renforcer leur visibilité, dissuade d’emblée la majorité des actes malveillants et des incivilités en même temps qu’elle renforce le sentiment de sécurité de tou·te·s. On les trouve par exemple aux côtés des agent·e·s de contrôle et d’accueil embarquement pour garantir que ces opérations se déroulent dans le calme : la SUGE fait baisser la tension quand le ton monte !

Leur rôle est aussi de conseiller pour que chacun·e se responsabilise par rapport à la sécurité : les agent·e·s de la sûreté informent et transmettent les bonnes pratiques aux client·e·s comme aux salarié·e·s.

En cas de problème, elles et ils interviennent ! Situation de crise, agressivité d’un·e client.e e, infraction, tentative de dégradation… Reconnu·e·s par la loi comme des acteurs de la police judiciaire, les agent·e·s de la sûreté ferroviaire ont un certain nombre de prérogatives comme la possibilité de dresser un procès-verbal d’infraction, d’effectuer des fouilles de bagage et des palpations de sécurité, d’interdire l’accès au train ou aux emprises, de faire descendre une personne représentant un danger pour la sécurité des biens et personnes et le bon déroulement du voyage. Les agent·e·s de la sûreté ferroviaire sont par ailleurs habilité·e·s à saisir les marchandises vendues à la sauvette en gare. En cas de difficultés, elles et ils reçoivent l’appui des forces de l’ordre et/ou des pompiers.

 

Êtes-vous fait·e pour ce métier ?

Vous aimez le terrain ? La SUGE, c’est 100% au cœur de l’activité quotidienne de SNCF : aucune journée ne se ressemble ; vous travaillez en gare, dans les emprises, à bord des trains, parfois sur des événements spéciaux (manifestations sportives dont le groupe est partenaire, trains expo comme au hasard, notre train SNCF au Féminin). Vous êtes au contact direct du personnel SNCF et des client.e.s.

Alors bien sûr, il vous faut avoir un bon sens relationnel… Et des qualités de gestion des émotions et du stress. De la réactivité, de la maîtrise de soi, de l’écoute et de l’empathie. Ces « soft skills » ne sont pas qu’innées : elles se travaillent et s’entraînent et si vous décidez de rejoindre le métier, vous y serez formé·e.

Vous avez le sens du collectif ? Ca tombe bien, la SUGE, c’est du travail en équipe, qui demande un grand sens de la solidarité… Et promet de vivre des expériences humaines extraordinaires.

 

Comment faire pour devenir agent·e de la sûreté ferroviaire ?

Un seul prérequis incontournable pour rejoindre la SUGE : avoir un casier vierge et ne pas apparaître au fichier du Traitement des Antécédents Judiciaires. De façon plus générale, il est évidemment demandé aux aspirant·e·s au métier d’agent·e de la sûreté ferroviaire de témoigner d’honnêteté et d’intégrité. C’est d’ailleurs nécessaire dans tous les métiers.

Etre en bonne condition physique est important. Une visite médicale permettra de vérifier que votre état de santé est compatible avec l’exercice du métier. Pour autant, cassons l’idée reçue selon laquelle il faudrait être grand·e, baraqué·e et avoir la musculature d’un champion de body-building ! Chez les SUGE, il y a une diversité de physiques qui ont en commun une bonne hygiène de vie et un tempérament plutôt sportif.

Si vous répondez à ces critères, vous recevrez une formation de 8 mois (pour moitié à l’université et pour moitié sur le terrain) au cours de laquelle vous acquerrez des connaissances fondamentales (notamment en droit et en déontologie), serez formé·e aux « soft skills » (communication), sensibilisé·e à la lutte contre les violences sexistes et bien entendu entraîné·e aux techniques d’intervention en diverses situations, des plus simples aux plus sensibles.

A l’issue de la formation, un examen permet de vérifier l’acquisition des savoirs, des compétences et de la posture.

 

Quelles perspectives d’évolution de carrière ?

La SUGE offre une expérience professionnelle passionnante. Mais chacun·e est fondé·e à se poser la question de ce que le métier peut lui ouvrir d’horizons professionnels pour la suite de sa carrière.

On a de bonnes nouvelles à annoncer ! D’abord, le métier d’agent·e de la sûreté ferroviaire permet d’évoluer vers des fonctions de management au sein de la SUGE puis, une fois qu’on a une expérience d’encadrement, de transposer les compétences de leadership acquises vers d’autres entités du groupe.

Par ailleurs, au sein même de la SUGE, les métiers se diversifient, en particulier grâce à la digitalisation qui permet de prendre la main sur des outils d’avenir de la protection des biens et personnes et grâce au développement des activités de surveillance aérienne ou de détection cynophile.

 

Quelle place pour les femmes ?

Devenir agent·e de la sûreté ferroviaire demande de la motivation, de la préparation, de la volonté, un tempérament dynamique et de grandes qualités humaines… Où avez-vous vu que tout cela appartenait plus aux hommes qu’aux femmes ?

Pourtant, aujourd’hui, il n’y a qu’une femme sur 5 parmi les 2800 agent·e·s de la SUGE. On invoque les freins classiques pour expliquer ce déficit de féminisation : les horaires décalés et la nécessité d’assurer des permanences le week-ends et les jours fériés en particulier peuvent retenir les mères de jeunes enfants de se lancer dans la carrière. Mais comme le dit souvent la Présidente de notre réseau, Francesca Aceto, « les infirmières et les hôtesses de l’air aussi ont des horaires décalés ! ». Et il va de soi qu’à la SUGE, on travaille en roulement, avec une vision de son planning à l’avance, ce qui permet de s’organiser.

Les campagnes de communication de SNCF appuyant le message que nos métiers n’ont pas de sexe portent leurs fruits. Pour l’externe, le métier d’agent·e de la sûreté ferroviaire est attractif : les vagues de recrutement voient un nombre croissant de femmes postuler… Mais en interne, il n’y a qu’une candidature féminine pour 60 candidatures masculines ! C’est dommage, car le métier a aussi besoin de personnes qui connaissent déjà l’entreprise, qui ont la culture SNCF et qui  apportent  des compétences et qualités acquises dans d’autres expériences au sein du groupe.

Et si, rien que pour en savoir plus, vous preniez le temps d’un coup de fil ou d’un café avec une agente de la sûreté ferroviaire (par exemple, en lançant un appel sur Yammer) pour qu’elle vous raconte son quotidien, ce qu’elle aime dans son job, ce qui est plus difficile aussi, comment elle s’organise, ce qu’elle y a vécu d’expériences marquantes ? Vous pouvez aussi envisager de venir passer une journée en immersion avec une équipe de la SUGE… Il se pourrait que vous ayez envie de revenir…

 

 

Pour en savoir plus sur les métiers de la SUGE, n’hésitez pas à écrire à l’adresse suivante : surete.recrutement@sncf.fr